Автор: L’équipe éditoriale de Findmykids

  • Sécurité corporelle et limites personnelles

    Время на прочтение: 6 минут(ы)

    Ce que les enfants doivent savoir sur leur corps, leurs limites et le droit de dire «non»

    La plupart des adultes qui font du mal aux enfants ne sont pas des inconnus. Dans la majorité des cas, ce sont des personnes que l’enfant connaît déjà : des proches, des entraîneurs, des amis de la famille, des voisins. Ce sont des personnes en qui l’enfant a confiance.

    C’est pourquoi la protection la plus importante n’est pas la peur des inconnus, mais le fait que l’enfant connaisse ses propres limites et sache qu’il peut venir vous parler de tout.

    Cette leçon n’a pas pour but d’effrayer. Elle vise à donner aux enfants de la clarté et des mots, et à vous donner les outils pour mener ces conversations.

    Le corps appartient à l’enfant

    Cela semble évident. Mais beaucoup d’enfants ne le savent pas, car aucun adulte ne le leur a jamais dit directement.

    Dès leur plus jeune âge, les enfants reçoivent des messages contradictoires : « Fais un câlin à grand-maman », « Laisse le médecin t’examiner », « Ne fais pas d’histoires ». Tout cela part d’une bonne intention. Mais ce que l’enfant retient, c’est : mon corps ne m’appartient pas entièrement. Les adultes savent mieux que moi.

    C’est précisément cette croyance qui rend les enfants vulnérables.

    Dites-le clairement : « Ton corps t’appartient. » Expliquez-leur qu’ils ont le droit de se sentir mal à l’aise, et de le dire. Que leurs sentiments comptent. Que « je n’aime pas ça » est une raison suffisante pour dire non.

    Les limites et le droit de dire non

    Les limites personnelles concernent le corps, l’espace et les sentiments de l’enfant. C’est lui qui décide qui peut le serrer dans ses bras, le toucher ou le prendre en photo. Et il peut dire non à n’importe quel adulte, y compris une personne qu’il connaît, y compris un membre de la famille.

    Les seules exceptions sont les soins médicaux nécessaires en présence d’un parent et les véritables urgences. Même dans ces cas-là, la règle s’applique toujours : l’enfant doit comprendre ce qui se passe et pourquoi. Un médecin explique. Un parent est présent.

    Enseignez la règle du maillot de bain : les parties du corps couvertes par un maillot de bain sont intimes. Personne ne doit les toucher ni les regarder, sauf un médecin lors d’un examen (en présence d’un parent) ou un parent lorsqu’un jeune enfant a besoin d’aide. Si quelqu’un tente d’enfreindre cette règle, ou demande à un enfant de l’enfreindre avec quelqu’un d’autre, prévenez immédiatement un parent.

    Cette règle fonctionne parce qu’elle est concrète. Un enfant n’a pas besoin d’évaluer les nuances : il y a une limite claire, facile à retenir et à expliquer.

    Pourquoi les noms anatomiques sont importants

    Beaucoup de parents utilisent des surnoms pour désigner les parties du corps. Cela semble plus doux, plus approprié pour un jeune enfant. Mais il y a un réel inconvénient.

    Lorsqu’un enfant ne connaît pas les mots corrects, il ne peut pas décrire avec précision ce qui lui est arrivé. Les adultes risquent de mal comprendre ou de passer complètement à côté. Dans une situation où chaque mot compte, c’est une lacune grave.

    Les enfants qui connaissent les noms corrects sont mieux protégés : ils peuvent dire clairement ce qui s’est passé et où. Cela réduit les réticences à s’exprimer et augmente les chances qu’ils soient entendus et compris correctement.

    Utilisez les mots justes au quotidien à l’heure du bain, chez le médecin, sans en faire toute une histoire. C’est votre ton qui compte. Si vous en parlez avec naturel, ils feront de même.

    Les bons secrets et les mauvais secrets

    Tous les secrets ne se valent pas et les enfants doivent comprendre la différence.

    Un bon secret, c’est une surprise qui sera bientôt révélée et qui rendra tout le monde heureux. Un cadeau d’anniversaire, un voyage en préparation. Cela ne provoque pas d’anxiété et a une date de fin.

    Un mauvais secret est celui qui rend un enfant anxieux, honteux ou effrayé. Surtout celui qu’un adulte lui demande de cacher à maman ou papa.

    Apprenez-leur cette règle : si quelqu’un vous demande de garder quelque chose secret vis-à-vis de vos parents, c’est exactement ce dont vous devez parler à vos parents. Les adultes bien intentionnés ne demandent pas aux enfants de cacher des choses.

    Revenez-y dans différents contextes au fil du temps, non pas comme un avertissement effrayant, mais comme un fait calme et répété. « Tu te souviens de ce dont on a parlé à propos des mauvais secrets ? Ça, c’en serait un. »

    Des scénarios qui méritent d’être abordés

    Les enfants réagissent mieux dans les moments difficiles lorsqu’ils y ont déjà réfléchi, pas dans le feu de l’action, mais calmement, à la maison, avec vous.

    Les câlins et les bisous « par politesse ». Votre enfant n’est pas obligé d’embrasser ou de faire un câlin à quelqu’un s’il ne le souhaite pas, ni à un grand-parent, ni à un vieil ami de la famille. « Je préfère te taper dans la main » ou « Je peux te faire un signe de la main à la place ? » sont des alternatives tout à fait acceptables. Soutenez-le sur le moment, y compris devant d’autres adultes.

    Photos et vidéos. Personne ne devrait photographier ou filmer votre enfant sans son consentement, surtout dans des situations qui lui semblent étranges, comme : dans un vestiaire ou en maillot de bain, « juste pour s’amuser ». Si un adulte lui demande de ne pas vous parler d’une photo, c’est un signal d’alarme.

    Vestiaires et espaces privés. Dans un vestiaire, des toilettes ou une douche, votre enfant a droit à l’intimité vis-à-vis des autres enfants et des adultes qu’il connaît.

    Examens médicaux. Il s’agit d’une exception nécessaire, mais un parent doit être présent, et le médecin doit expliquer ce qu’il fait et pourquoi. Votre enfant n’est pas obligé de se taire ni de se sentir obligé de tolérer quelque chose qui le met mal à l’aise.

    « Ne le dis pas à maman. ». Point final. C’est exactement à ce moment-là qu’il le dit à maman.

    En parler à différents âges

    Maternelle (3 à 6 ans). Utilisez les noms corrects des parties du corps dans la conversation de tous les jours, sans en faire un moment pesant. Restez simple : « Ton corps t’appartient. Personne ne doit te toucher d’une manière qui te déplaît. » Lisez ensemble des livres sur le sujet, cela enlève la tension et rend le sujet naturel. À cet âge, les enfants assimilent facilement les règles lorsqu’elles sont présentées calmement et répétées.

    École primaire (7 à 10 ans). Parlez de situations concrètes : « Si quelqu’un te touche d’une manière qui te semble inappropriée, tu peux dire non et t’éloigner. Et viens me le dire, quoi qu’il arrive. » Expliquez la différence entre les bons et les mauvais secrets. Discutez des autres personnes vers qui ils peuvent se tourner si quelque chose se produit : un enseignant, le conseiller scolaire, un autre adulte de confiance.

    Adolescents (11 ans et plus). Soyez direct : les adolescents remarquent quand on essaie de les manipuler, et cela les rend hermétiques. Abordez la dimension en ligne : la pression pour partager des photos intimes, la manipulation par un partenaire, les inconnus dans leurs messages. Dites-le clairement : le consentement, ce n’est pas « ils n’ont pas dit non ». Le consentement, c’est « ils ont dit oui », et il peut être retiré à tout moment.

    Comment réagir si votre enfant vous confie quelque chose

    C’est la partie la plus importante de toute la leçon. La façon dont vous réagissez dans les premières minutes déterminera s’il reviendra vers vous.

    Éliminez immédiatement tout sentiment de culpabilité. « Ce n’est pas ta faute. Tu as bien fait de m’en parler. » Même s’il a accepté quelque chose, n’a pas dit non ou est resté silencieux au début, ce n’est pas de sa faute.

    Remerciez-le de vous avoir fait confiance. « Je suis vraiment content que tu m’en aies parlé. Je sais que ça n’a pas été facile. » Dites-le à voix haute. Il a besoin d’entendre qu’il a bien agi.

    Ne l’interrogez pas. Ne demandez pas de détails dont vous n’avez pas besoin. Ne posez pas plusieurs fois les mêmes questions. Les questions répétées causent un préjudice répété. Ne demandez que ce dont vous avez besoin pour comprendre la situation.

    Notez-le. Consignez, avec vos propres mots, sans interprétation, ce que votre enfant vous a dit et quand. Cela pourrait être nécessaire plus tard : pour un psychologue, un médecin ou les forces de l’ordre.

    Demandez de l’aide. Vous n’avez pas à gérer cela seul. Vous pouvez vous adresser à un psychologue pour enfants, à une ligne d’assistance téléphonique et, si nécessaire, à la police. N’attendez pas et n’essayez pas de résoudre des situations graves au sein de la famille. Il existe des personnes dont le métier est justement de vous aider dans ce domaine.

    Outils pratiques

    Jeu de rôle. Mettez en scène un scénario : « Un inconnu veut te prendre dans ses bras et tu ne veux pas, que dis-tu ? » Entraînez-vous à prononcer quelques phrases jusqu’à ce qu’elles sortent naturellement. Un enfant qui a déjà prononcé ces mots à voix haute s’en sortira mieux qu’un enfant qui y réfléchit pour la première fois sous pression.

    Donnez-lui des formules toutes faites. « Je n’aime pas ça », « Je ne veux pas », « Je vais le dire à ma maman », des phrases courtes, calmes, qui ne nécessitent aucune explication. Il ne doit de justification à personne.

    Parlez-en à vos proches. Faites savoir aux grands-parents, tantes et oncles : si votre enfant ne veut pas de câlin, vous le soutenez. Dites-le devant votre enfant. Cela lui montre que vous êtes sincère.

    Revoyez le cercle de confiance. À qui, à part vous, peuvent-ils s’adresser ? Notez les noms (et les numéros si nécessaire) comme vous l’avez fait dans la leçon sur le fait de sortir seul.

  • Sécurité en ligne

    Время на прочтение: 5 минут(ы)

    Ce que font les enfants en ligne — et comment en parler

    Aujourd’hui, les enfants vivent en ligne comme nous vivions autrefois dans le quartier : ils traînent, font des erreurs, découvrent le monde. La différence, c’est que le quartier est devenu numérique, et ce n’est pas toujours facile pour les parents de suivre.

    Il est tentant de tomber dans les extrêmes : soit ignorer complètement la situation et espérer que tout ira bien, soit essayer de tout surveiller. Aucune de ces deux approches ne fonctionne à long terme.

    La bonne nouvelle, c’est que la sécurité en ligne ne commence pas par des restrictions ou une surveillance. Elle commence par la connexion ; quand un enfant sait que si quelque chose tourne mal, il n’aura pas à y faire face tout seul.

    Confiance et contrôle : trouver votre équilibre

    Il vaut mieux entamer la conversation sur la sécurité sur Internet avant que quoi que ce soit n’arrive, idéalement lorsque vos enfants sont encore jeunes, à peu près au moment où ils prennent une tablette pour la première fois pour regarder des dessins animés. Plus un enfant grandit, plus il est difficile de le surveiller et plus il est important que vous ayez déjà pris l’habitude de parler ouvertement.

    Contrôle parental, restrictions de navigateur, limites de temps d’écran, ce sont tous des outils utiles. Mais ils ne fonctionnent qu’en complément d’une conversation. Votre enfant doit comprendre pourquoi ces outils existent. Pas « Je surveille tout ce que tu fais », mais « Je veux que tu sois en sécurité pendant que tu apprends à naviguer dans ce monde. Quand tu seras prêt, on trouvera une autre solution. »

    Combien de temps faut-il maintenir ces contrôles ? Il n’y a pas de réponse toute faite. Le meilleur indicateur : plus votre enfant gère les situations difficiles avec assurance, et plus il vient facilement vers vous quand quelque chose ne va pas, plus vous pouvez prendre du recul. Ce n’est pas une question d’âge. C’est une question de confiance qui se construit dans les deux sens.

    Ce que chaque enfant doit savoir

    Voici quelques principes qu’il vaut la peine de rappeler régulièrement, dès le plus jeune âge :

    Internet garde tout en mémoire. Messages, photos, commentaires, même ceux qui ont été supprimés, peuvent être enregistrés et partagés. Avant de publier quoi que ce soit, il vaut la peine de se poser la question suivante : « Est-ce que ça ne me dérangerait pas que tout le monde voie ça ? »

    L’anonymat n’existe pas vraiment. Être méchant en ligne a toujours des conséquences, parfois graves. Les mots ne disparaissent pas simplement parce qu’ils ont été tapés.

    Les informations personnelles restent privées. L’adresse du domicile, le nom de l’école, les photos géolocalisées, le trajet qu’ils empruntent pour rentrer à la maison, la voiture garée devant la maison, tout cela peut aider un inconnu à localiser un enfant dans la vie réelle.

    Ne clique pas sur les liens provenant d’inconnus. Même si le message semble provenir d’une marque qu’il connaît ou du compte d’un ami, votre enfant ne doit pas cliquer dessus avant d’avoir vérifié directement auprès de cet ami.

    Ne partage jamais tes mots de passe ou les détails de ta carte bancaire. Avec personne. Peu importe à quel point la demande semble convaincante.

    Préviens immédiatement un parent si quelque chose en ligne te semble étrange, gênant ou effrayant. N’essaye pas de régler le problème tout seul.

    Attention : les arnaques

    Les arnaques en ligne ciblant les enfants et les adolescents sont de plus en plus courantes et de plus en plus convaincantes. Même les adultes se font piéger. Voici quelques scénarios réels qu’il est bon de connaître :

    « Tu as gagné un prix. » Un message arrive indiquant que votre enfant a gagné un cadeau, il lui suffit d’entrer ses coordonnées ou de payer les frais de livraison. Mais il n’y a pas de prix. C’est un moyen d’obtenir des informations de carte bancaire ou de l’argent.

    « Vote pour moi. » Un message semble provenir d’un ami : « Aide-moi, vote via ce lien. » Le lien mène à un site de phishing qui vole les identifiants de compte puis envoie le même message à tous les contacts de votre enfant.

    « Télécharge ce jeu gratuitement. » L’installation de logiciels provenant de sites non officiels s’accompagne souvent de logiciels malveillants cachés qui peuvent voler des mots de passe et l’accès aux comptes.

    « Je sais ce que tu as fait. » Un message prétend détenir des photos ou des informations sur votre enfant. Le but est de lui faire peur pour qu’il envoie de l’argent ou davantage d’informations personnelles. Il s’agit de chantage et c’est illégal.

    La réponse à tout cela est la même : ne répond pas, ne clique pas, ne paye pas et montre-le immédiatement à un parent. Même s’il semble plus facile de gérer cela seul.

    Comment aborder ces sujets sans tout interdire

    Il n’y a pas de moment idéal. Un jeune enfant risque de ne pas comprendre de quoi vous parlez. Un élève du primaire sera convaincu que cela ne peut pas lui arriver. Un adolescent lèvera les yeux au ciel et prétendra qu’il a déjà tout entendu.

    Mais c’est le rôle d’un parent. Parfois, être parent signifie répéter sans cesse les mêmes choses car le moment venu, votre enfant se souviendra de votre voix.

    Quelques conseils pour rendre ces conversations un peu moins pénibles :

    Posez des questions plutôt que de faire la morale. « Qu’est-ce que tout le monde regarde en ce moment ? », « Est-ce qu’un inconnu t’a déjà envoyé un message ? » c’est une conversation, pas un sermon.

    Mieux vaut des discussions courtes et fréquentes que de longues discussions annuelles. Trois petites discussions de trois minutes dans la voiture valent mieux qu’une grande discussion assise une fois par an.

    Utilisez un exemple concret. Si vous entendez parler d’une arnaque, abordez le sujet : « C’est quelque chose qui arrive vraiment. Que ferais-tu ? »

    Restez calme. Si votre enfant vous raconte quelque chose d’inquiétant, essayez de ne pas montrer à quel point cela vous inquiète. S’il voit une réaction excessive, il y réfléchira à deux fois avant de venir vous voir la prochaine fois.

    Des points sur lesquels il vaut mieux se mettre d’accord à l’avance

    Les règles qui fonctionnent le mieux sont celles que vous avez établies ensemble, pas celles qui vous ont été imposées.

    Une phrase code. Mettez-vous d’accord sur une phrase que votre enfant pourra utiliser dans un message ou un appel s’il se sent menacé mais ne peut pas le dire directement. Une phrase fonctionne mieux qu’un simple mot, elle est plus difficile à prononcer par accident.

    La règle « montre-le-moi d’abord ». Si quelque chose de suspect arrive, ne répond pas, ne l’efface pas, montre-le à un parent. Une capture d’écran constitue une preuve.

    Ne cède pas au chantage. Si quelqu’un menace de divulguer quelque chose d’embarrassant, payer ou céder ne fera qu’empirer les choses. La bonne chose à faire est d’en parler immédiatement à un parent. On peut avoir l’impression que tout est fichu. Ce n’est pas le cas. Ces situations ont une issue, il existe des professionnels, des recours juridiques, et vous serez de son côté quoi qu’il arrive.

    Quand et où les écrans sont autorisés. Fixer des limites claires et prévisibles réduit les conflits et donne à chacun un cadre de référence.

    Ce que vous pouvez faire dès aujourd’hui

    Interrogez-vous sur leur vie en ligne, ce qui les intéresse, ce que tout le monde utilise, et contentez-vous d’écouter. C’est la base de toutes les conversations qui suivront.

    Essayez un petit scénario : « Quelqu’un vous envoie un message pour vous dire que vous avez gagné un nouveau téléphone. Que faites-vous ? » discutez-en ensemble, sans porter de jugement.

    Trouvez une phrase code, dès maintenant, pour le plaisir. Notez-la.

    Vérifiez le paramétrage de confidentialité sur leur téléphone et leurs comptes de réseaux sociaux ; ensemble, pas sans eux.

    Configurez le contrôle parental si ce n’est pas déjà fait, et expliquez à votre enfant à quoi cela sert et pourquoi il est là, y compris quand vous prévoyez de le supprimer progressivement.

    Le but n’est pas de contrôler. Il s’agit de faire en sorte que l’enfant sache que si quelque chose ne va pas en ligne, il y a un adulte vers qui il peut se tourner sans avoir peur de ce qui va se passer ensuite.

  • La vie scolaire: harcèlement et conflits

    Время на прочтение: 3 минут(ы)

    Comment en parler à votre enfant, ce qu’il faut surveiller et quand intervenir

    Les enfants passent la majeure partie de leur vie à l’école, où ils apprennent à se faire des amis, à socialiser et à gérer des situations difficiles. Parfois, les enfants sont confrontés à des problèmes à l’école que seuls les adultes peuvent résoudre : il s’agit notamment du harcèlement et des conflits graves.

    Conflits et harcèlement : comment faire la différence

    Les conflits scolaires mineurs sont courants : grâce à eux, les enfants apprennent à se défendre et à faire respecter leurs limites. Le harcèlement, c’est différent : il s’agit du harcèlement systématique d’un seul enfant qui se répète sans cesse. Il ne disparaît pas tout seul, et l’enfant ne peut pas y faire face seul.

    Types de harcèlement

    Physique : coups, dégradation d’effets personnels, attouchements non désirés ;

    Verbal : insultes, menaces, moqueries sur l’apparence, les origines ou la religion ;

    Social : exclusion, isolement, commérages, fausses rumeurs.

    Comment savoir si un enfant a des problèmes à l’école

    Les enfants parlent rarement de leurs sentiments directement, mais leur langage corporel et leur comportement en disent souvent long. Voici les signes à surveiller :

    Réticence à aller à l’école. Retards réguliers, plaintes de mal-être et demandes de rester à la maison, ou refus de participer aux sorties scolaires, surtout si ce n’était pas le cas auparavant.

    Irritabilité, fatigue et baisse des notes. Un enfant en difficulté s’en prend souvent à ses proches et perd tout intérêt pour le travail scolaire et ses loisirs, non pas parce qu’il est devenu plus paresseux, mais parce que toute son énergie est accaparée par autre chose.

    Demandes d’argent et réticence à expliquer pourquoi. Le harcèlement s’accompagne souvent d’extorsion. Si un enfant demande de l’argent de plus en plus souvent mais évite de donner des explications, c’est un signal d’alarme.

    Refus de se rendre à certains endroits. Le trajet vers l’école, la salle de sport, la cour de récréation, un enfant peut éviter les lieux où il se sent vulnérable, sans expliquer pourquoi.

    Des troubles du sommeil qui durent plusieurs semaines. Il n’arrive pas à s’endormir, il se réveille la nuit ou a du mal à se lever le matin. Si cela dure depuis plusieurs jours ou semaines, cela mérite d’être abordé.

    Des ecchymoses, des coupures, des affaires abîmées. Les enfants tombent et se battent, c’est normal. Ce qui doit vous alerter, c’est la régularité : les marques continuent d’apparaître et l’enfant ne veut pas ou ne peut pas expliquer d’où elles viennent.

    Chacun de ces signes pris isolément ne signifie pas nécessairement grand-chose, les enfants sont fatigués, grandissent et ont des mauvais jours. Mais si plusieurs de ces signes apparaissent en même temps, vous devez surveiller l’enfant de près et, peut-être, lui parler après tout.

    Comment entamer la conversation

    Si quelque chose semble anormal, n’attendez pas que l’enfant vienne vers vous. Choisissez un moment calme, pas juste après l’école ni sur le pouce. Ne commencez pas par une question directe, mais par une remarque : « J’ai remarqué que tu rentrais fatigué ces derniers temps. Je voudrais savoir si tout va bien pour toi. » Cela donne à l’enfant l’espace nécessaire pour s’ouvrir.

    Que faire si l’enfant nie qu’il y a un problème

    Parfois, un enfant dit « tout va bien » même quand il est évident que ce n’est pas le cas. Il ne ment pas forcément : peut-être a-t-il peur que les choses empirent, a-t-il honte, ou ne sait-il tout simplement pas comment l’expliquer. Dans cette situation, ne le mettez pas sous pression et n’essayez pas de le forcer à avouer. Faites-lui plutôt savoir que vous êtes là pour lui et que vous n’êtes pas pressé : « D’accord, je t’écoute. Quand tu voudras parler, je suis là. » Et surveillez la situation.

    Que faire si c’est bien du harcèlement

    Avant tout : soulagez l’enfant de tout sentiment de culpabilité. Il a besoin de savoir que ce n’est pas de sa faute et que cela aurait pu arriver à n’importe qui. Dites-lui directement : « Je suis content que tu m’en aies parlé. Je te crois. Ce n’est pas ta faute. Je vais t’aider. »

    Parlez à votre enfant. Montre-lui que ce qui se passe n’est pas normal : « Ça ne devrait pas arriver, et on va régler ça. » Aide-le à adopter une attitude confiante : le dos droit, la tête haute, le regard calme. Ne pas répondre aux provocations est aussi une façon de se positionner. Ne commence pas la bagarre en premier. Consigne tout par écrit : captures d’écran, photos, dates.

    Parlez-en à l’école. Allez voir son enseignant avec des faits précis : ce qui s’est passé, quand et qui était présent. Restez calme et concentré. Mettez-vous d’accord sur les mesures à prendre et le délai pour les mettre en œuvre. Si rien ne change, adressez-vous au directeur.

    Si l’école n’agit pas, passez à l’échelon supérieur : une autorité éducative locale ou, si nécessaire, les forces de l’ordre. Changer d’école ou de classe est un dernier recours, et il faut savoir que cela ne résout pas automatiquement le problème. La même dynamique peut suivre un enfant dans un nouvel environnement.

  • Laisser votre enfant seul à la maison

    Время на прочтение: 4 минут(ы)

    Des règles simples pour quand vous n’êtes pas là

    Pour de nombreux parents, laisser un enfant seul à la maison est tout aussi angoissant que de le laisser sortir jouer tout seul. Et si quelqu’un sonne à la porte ? Et s’il se passe quelque chose dans l’appartement ? Cette anxiété est compréhensible. Mais vous pouvez l’apaiser en discutant à l’avance de règles claires avec votre enfant et en vous entraînant un peu.

    Quand votre enfant est prêt à rester seul à la maison

    Il n’y a pas d’âge « idéal », ce qui compte, c’est le comportement de votre enfant à la maison.

    Vous pouvez probablement commencer par de courtes périodes si votre enfant :

    • n’a pas peur d’être laissé seul, même pour un court moment ;
    • sait comment vous appeler ;
    • comprend les règles de sécurité de base ;
    • peut s’occuper tout seul sans surveillance constante ;
    • n’est pas enclin à faire des expériences dangereuses (par exemple, avec la cuisinière ou les appareils électriques).

    Comment commencer à laisser votre enfant seul

    Il n’est pas nécessaire de partir tout de suite. Vous et votre enfant avez besoin de temps pour vous habituer à cette nouvelle expérience. Commencez par de courtes périodes : 10 à 15 minutes. Par exemple, passez rapidement au magasin d’à côté ou promenez le chien.

    Augmentez progressivement la durée : d’abord 10 à 15 minutes, puis 20 à 30, puis une heure. Les premières fois, vous pouvez également convenir de rester en contact, par exemple, en vous appelant au bout de 10 minutes.

    Et encore une chose : il est préférable de discuter à l’avance de ce que votre enfant fera pendant votre absence. Élaborez un plan ensemble et incluez des activités telles que, par exemple, faire ses devoirs, regarder des dessins animés ou jouer à des jeux calmes. Cela vous aidera tous les deux à vous inquiéter moins.

    La règle principale : ne pas ouvrir la porte

    C’est une règle fondamentale qui mérite d’être mentionnée séparément.

    Votre enfant ne doit ouvrir la porte à personne d’autre que ses parents. Même si les visiteurs prétendent être des livreurs, des voisins, des « amis des parents » ou disent avoir une affaire urgente.

    Votre enfant peut choisir de ne pas engager la conversation ou de dire à travers la porte : « Je ne peux pas ouvrir la porte ; veuillez appeler mes parents. ».

    Que faire si quelqu’un sonne ou frappe à la porte

    Passez en revue ce plan simple :

    • N’ouvre pas la porte ;
    • Ne dis pas que tu es seul à la maison ;
    • Appelle tes parents ;
    • Si nécessaire, appelle le 17.

    Il est important d’expliquer à votre enfant que s’il n’ouvre pas la porte, rien de grave ne se passera et qu’il ne fera de mal à personne. Un livreur peut laisser un paquet devant la porte, et les amis de la famille peuvent attendre le retour des parents. La sécurité de votre enfant doit passer avant tout. Mieux vaut prévenir que guérir et ne pas ouvrir la porte à quelqu’un qu’il connaît plutôt que de se retrouver dans une situation dangereuse.

    Le téléphone est le principal outil de sécurité

    Vérifiez à l’avance :

    • que votre enfant sait comment vous appeler
    • qu’il sait comment répondre aux appels
    • qu’il comprend qui d’autre il peut appeler (grand-mère, voisin, proches)
    • que le téléphone est chargé

    Vous pouvez créer à l’avance une liste de contacts de confiance que votre enfant pourra joindre en cas de danger. Enregistrez leurs numéros dans le téléphone de votre enfant et assurez-vous qu’il sait comment et qui appeler.

    Vous pouvez également convenir avec votre enfant de prendre des nouvelles l’un de l’autre à intervalles réguliers, par exemple toutes les 15 minutes.

    À éviter

    Discutez avec votre enfant d’une liste de choses qu’il ne doit pas faire pendant votre absence.

    Par exemple :

    • ne pas allumer la cuisinière ou le four ;
    • ne pas utiliser d’appareils électriques complexes sans autorisation ;
    • ne pas ouvrir les fenêtres ni monter sur les rebords de fenêtre ;
    • ne pas quitter l’appartement ou la maison sans autorisation ;
    • ne pas ouvrir la porte ni parler à des inconnus.

    Si quelque chose tourne mal

    Il est important de donner à votre enfant un plan d’action clair. S’il a peur ou si quelque chose se passe, il peut :

    • appeler ses parents en premier ;
    • contacter un cercle de personnes de confiance ;
    • se tourner vers des voisins qu’il connaît ;
    • si cela ne fonctionne pas, appeler le 17 ou le 18.

    Et assurez-vous d’insister sur le point le plus important : mieux vaut appeler inutilement que de ne pas appeler quand c’est nécessaire.

    Conseils pratiques : la préparation de votre enfant

    C’est par la simple répétition que l’on retient le mieux les choses. Voici ce que vous pouvez faire :

    Envisagez différents scénarios

    • « Que feras-tu si quelqu’un sonne à la porte ? »
    • « Et si le courant venait à manquer ? »

    Entraînez-vous avec le téléphone

    Laissez votre enfant composer lui-même les numéros nécessaires.

    Créez une liste de contacts

    Placez-la à un endroit visible et montrez à votre enfant où elle se trouve.

    Organisez un « entraînement »

    Sortez pendant 10 à 15 minutes et observez comment votre enfant se débrouille.

    Avant de partir

    Une petite checklist :

    • votre téléphone et celui de votre enfant sont chargés ;
    • votre enfant sait où vous allez et quand vous reviendrez ;
    • il a une liste de contacts de confiance ;
    • vous avez discuté de ce qu’il peut et ne peut pas faire.
  • Première sortie en solo

    Время на прочтение: 4 минут(ы)

    Comment préparer votre enfant à sa première sortie en solo et le laisser partir sans s’inquiéter

    Laisser son enfant sortir seul peut être angoissant, surtout quand c’est la première fois. Même si vous comprenez que cela fait naturellement partie de son éducation et que tous ses amis se promènent déjà sans adultes, vous pouvez tout de même vous inquiéter. Pour apaiser votre anxiété parentale, vous pouvez préparer votre enfant à sa première sortie en solo à l’avance et assurer le fait qu’il connaît les règles de sécurité de base en ville.

    Comment savoir si votre enfant est prêt

    Il n’y a pas d’âge précis auquel les enfants sont définitivement prêts à sortir seuls. Vous devez vous concentrer sur le comportement et les caractéristiques individuelles de chaque enfant.

    Un enfant est probablement prêt pour ses premières sorties en solo s’il :

    • connaît le chemin du retour ;
    • sait utiliser un téléphone et peut vous appeler ;
    • comprend les règles de sécurité de base ;
    • est capable de dire non à un adulte ;
    • vous prévient si ses plans changent.

    Si l’une de ces compétences n’est pas encore acquise, c’est normal. Cela signifie que vous devez prêter attention à ces points et les travailler plus en détail.

    Comment gérer les inconnus

    Les enfants ont beaucoup moins d’expérience que les adultes. C’est pourquoi ils ne peuvent pas toujours déterminer si une situation est dangereuse ou non. Et ils ne peuvent pas toujours reconnaître une personne dangereuse parmi des inconnus.

    C’est pourquoi il est très important d’expliquer : les adultes dangereux peuvent avoir l’air tout à fait normaux. Ils peuvent être bien habillés, polis et prétendre connaître vos parents ou ceux de votre enfant. Vous devez donc prêter attention non seulement à leur apparence, mais aussi à leur comportement.

    Ce à quoi il faut faire attention immédiatement

    Expliquez à votre enfant que ce sont des signes d’alerte :

    • Un adulte vous demande de garder la conversation secrète ;
    • Un adulte vous presse et ne vous laisse pas le temps de réfléchir ;
    • Il dit « Maman a dit que c’était bon », mais vous n’en savez rien ;
    • Il vous demande d’aller quelque part ou de lui montrer quelque chose ;
    • Il vous offre des cadeaux, de la nourriture ou une « surprise ».

    Si l’une de ces situations se produit, il vaut mieux partir immédiatement et appeler tes parents.

    Règles pour interagir avec des inconnus

    • Ne pars jamais avec quelqu’un que tu ne connais pas. Explique à tes enfants que c’est un comportement normal qui peut assurer leur sécurité.
    • Refuse d’aider les gens dans la rue. Insiste sur le fait que si des adultes ont besoin d’aide, ils s’adresseront d’abord à d’autres adultes, pas à des enfants.
    • Ne fais pas confiance à un inconnu qui prétend te connaître. Avertissez-les qu’un ravisseur peut connaître les prénoms et noms de famille de votre famille, mais que cela ne signifie pas qu’on peut lui faire confiance. Dans un tel cas, ils doivent contacter leurs parents immédiatement.
    • Ne monte pas dans la voiture d’un inconnu. En aucun cas, même s’il porte un uniforme (comme un policier ou un pompier), un enfant ne doit monter dans la voiture d’une personne qu’il ne connaît pas.
    • Ne monte pas dans un ascenseur avec un inconnu. Apprenez à votre enfant à dire : « J’attendrai le prochain ascenseur. » Surtout s’il n’y a personne d’autre dans les parages.

    Autres points importants à enseigner aux enfants

    • Informe tes parents de tes projets et de ton itinéraire. Apprenez à votre enfant à toujours vous signaler tout changement de programme au cours de la journée. Si la garderie après l’école est annulée, s’il va chez un ami ou s’il souhaite prendre un autre chemin pour rentrer de l’école, les parents doivent en être informés.
    • Apprends les règles de circulation. Assurez-vous que votre enfant sait comment traverser la rue et qu’il ne se précipite pas sur la chaussée en jouant.
    • Crier et appeler à l’aide. En cas de danger, expliquez à votre enfant qu’il doit attirer immédiatement l’attention des personnes autour de lui et crier fort : « Je ne vous connais pas ! À l’aide ! »
    • Court vers un endroit où il y a beaucoup de monde. Par exemple, va dans un magasin ou une pharmacie.
    • Appelle tes parents ou le numéro d’urgence 17 s’il n’y a pas de réseau mobile ou aucun autre moyen de les contacter.

    Ce que vous pouvez faire dès maintenant

    • Entraînez-vous à ces situations. Discutez des règles décrites ci-dessus avec vos enfants et revoyez-les régulièrement. Par exemple, demandez : « Que ferais-tu si quelqu’un te demandait de l’aider à retrouver un chiot ? »
    • Entraînez-vous ensemble à dire : « Je ne te connais pas et je ne te parlerai pas ! » Expliquez qu’un adulte responsable comprendra et ne s’en offusquera pas.
    • Créez un cercle de confiance. Enregistrez les numéros de téléphone de personnes de confiance dans le téléphone de votre enfant et discutez des membres de la famille et des connaissances spécifiques qui sont autorisés à venir chercher votre enfant à l’école ou après les activités extrascolaires.
    • Montrez à votre enfant les personnes vers lesquelles il peut se tourner pour demander de l’aide. Il peut s’agir de policiers, d’agents de sécurité, d’employés de parcs ou de magasins, ou encore de femmes accompagnées d’enfants.
    • Apprenez à votre enfant le geste international pour demander de l’aide. Ce geste s’effectue avec la main : la paume est ouverte, le pouce est appuyé contre le centre de la paume, puis les autres doigts sont serrés en poing à plusieurs reprises. Ce geste est utilisé si, pour une raison quelconque, il n’est pas possible d’appeler à l’aide à voix haute. Par exemple, si l’enfant se trouve à côté d’un ravisseur et a peur d’attirer l’attention.
    • Convenez d’un mot de passe. Trouvez avec votre enfant un mot secret que seuls vous et vos proches connaissez. Expliquez-lui : si quelqu’un dit « C’est ma maman qui m’envoie », il doit demander le mot de passe. Si la personne ne le connaît pas, c’est une raison pour partir immédiatement et vous appeler.

    Check-list avant de sortir solo

    Sortir seul est une compétence qui se développe progressivement avec le temps. Plus les règles sont claires pour votre enfant, plus vous vous sentirez rassuré. Commencez par des trajets courts et familiers près de chez vous, puis élargissez progressivement son rayon d’action.

    Avant la sortie, vous pouvez vérifier rapidement :

    • que le téléphone de votre enfant est chargé ;
    • qu’il sait exactement où il va et à quelle heure il sera de retour ;
    • que vous vous êtes mis d’accord sur le moment où il vous donnera de ses nouvelles ;
    • que vous avez discuté de l’itinéraire.